Week-end des 23 et 24 juin 2007.

Aiguille Dibona (3 330 m), massif de l'Oisans

 

Aiguille Dibona, le 24 juin 2007.

Cordée : J-Paul & Magalie.

Voie Madier face sud, relais équipés, 1 à 2 points par longueur, 5c max.

 

Départ 7h30

Le ciel est clair, le soleil arrive doucement et nous promet une belle journée.

Une cordée de 3 personnes est déjà dans notre voie, ils ont une longueur d’avance, pas de problème ils nous ouvriront la voie, en plus on n’est pas chaud, Magalie galère un peu avec son sac à dos, ils ne devraient pas nous ralentir.

Au bout de la 3ème longueur, ils bifurquent sur la droite, on est désormais seul dans cette impressionnante face sud.

Le topo dans la poche, on suit minutieusement les indications et le tracé surligné au fluo la veille. Le relais de la 3ème longueur est introuvable, tant pis sur le topo la 3ème et 4ème sont courtes, j’ai 60m de corde et surtout j’ai pas le choix donc je continue sur le prochain relais, un peu de mal à se repérer car ce relais manquant me trouble dans mon orientation, il y a une petite traversé à faire sur la 4ème, j’ai un point 5m à ma gauche, c’est surement ça, je me lance, clip ma dégaine continue tout droit en faisant confiance au topo mais sans trop de conviction, je grimpe une dizaine de mètres sans trouver de points et d’emplacement favorable aux coinceurs, ça commence à engager un peu, enfin une faille, il n’y a pas le choix, il faut poser dans celle-ci, un peu fumé par le jardinage à trouver le relais précédent et ce passage éprouvant, je me pose dans mon crochet goutte d’eau le temps de poser le coinceur et clipper la dégaine, le relais était juste au dessus caché par une petite vire, rassuré…

Magalie me rejoint et après observation du topo, on en déduit que l’on se trouve au bon endroit.  On enchaine donc les longueurs suivantes, tout correspond sur le topo, c’est génial.

Le temps commence à menacer un peu, notre beau soleil laisse la place à un orage venant droit sur nous, on se prend un peu de pluie mais rien de grave. Les 2 longueurs avant d’arriver sur la vire Boel sont courtes sur le topo, on a un peu perdu de temps, je les enchaînent d’une traite et arrive sur la vire, il me manque 3m pour arriver à mon relais, il y en a un sur ma droite, ce n’est pas le mien mais ça sera plus simple que de faire de la corde tendue, je me permets de l’emprunter, une cordée venant de « visite obligatoire » arrive, eux aussi un peu perdu dans leurs longueurs prennent le relais qui m’était destiné, un peu plus rapide que nous ils passent devant, on en profite pour faire connaissance (important pour la suite).

 

La vire Boel, cette fameuse vire, normalement c’est gagné, Brobro m’a dit en général quand tu arrive à la vire, tu es fumé, t’emmerde pas prend au plus facile un peu sur la gauche, pas de problème je venais d’enchainer pas moins de 9 longueurs en tête, je prends donc au plus facile.

Je suis sur la gauche une grande faille avec dans son fond des grosses cannelures, des becquets, quelques points qui trainent par ci, par la, c’est super facile et hyper sécurisé, génial…

Deux longueurs dans ces cannelures au fond de cette immense faille et sans trop m’en rendre compte, je débouche face ouest, il y a un relais à 10m de moi un peu en contre bas avec une corde fixe qui pend au dessus, ça me dit trop rien ça à l’air super dur, et puis je n’ai pas trop envie de descendre, au dessus de moi ça à l’air faisable, on rattrapera la face sud par l’arrête. Il y a un tirage de fou sur la corde, impossible de faire le pas, ça tire trop, j’ai devant moi un piton béton, un béquet à coté, tant pis je fais le relais la dessus, quand Magalie sera la on pourra repartir tranquillement, je teste le béquet, pas solide du tout, impossible de mettre une sangle la dessus, rien de très solide, il y a une écaille, je tape plusieurs fois dessus, ça ne casse pas, ça sera mon deuxième points, on est sur une petite terrasse, on se pend pas dans le relais et puis il y a le piton béton, ça devrai le faire. Couplage de point avec un joli nœud en cas que le coinceur ne tienne pas et je fais venir Magalie. C’est sur, on n’est pas au bonne endroit et je ne pense pas que la face ouest ce grimpe malgré les coinceurs et bout de cordelettes abandonnés que l’on aperçoit ici et la, on est à la hauteur du névé que l’on doit emprunter pour la descente, au dessus c’est super dur, si on ne peut plus monter, on pourra peut être rejoindre directement le névé, je repars, sécurise notre relais avec une sangle sur un gros bécquet, passe derrière une grosse oreille qui me sert d’assurage avec d’autres becquets, j’aperçois une cordelette avec un maillon rapide, ça fait plaisir il y a des traces humaines dans cette face. Je fais relais dessus, consolide avec une autre sangle, un petit couplage et Magalie me rejoint, franchement ça engage grave cette traversée. Nous voilà tout les deux dans notre relais sur deux sangles, il faut se rendre à l’évidence, on ne peut plus continuer, la traversée serait trop dangereuse et au dessus c’est taquet, bref la seule solution est de revenir deux longueurs en arrière et rattraper l’arrête à la base pour sortir.

On commence à passer la corde dans le maillon rapide pour faire un rappel lorsqu’on aperçoit juste au dessus de nous à 50m environ la cordée de « visite obligatoire », l’idée de me taper les deux longueurs en sens inverse ne me réjouissait pas tellement, au dessus c’est au moins du 7 mais tant pis si ils sont ok pour m’envoyer un bout de corde, je me sors les doigts du c.., je monte et je ferai un mouflage pour Mag, et la s’en suis des :

-Monsieur, m’sieur svp,

-on est bloqué, est ce que vous pouvez nous envoyer un bout de corde

-svp, svp, svp m’sieur, m’sieur, un bout de corde…..

Le mec, sympa, m’envoi un brin de son rappel, je m’encorde, et la…… j’en ai chié, de la dalle, du surplomb tout lisse, un gaz de folie, le rocher pas purgé, à un moment je prend une écaille en oppo, je tire, elle pète, je prend un vole et fait le pendule, ça passe à 3m de Mag en bas, grosse frayeur, puis un deuxième plomb (enfin en second mais impressionnant), tant bien que mal, j’arrive au relais.

Bon c’est pas fini, Mag est encore en bas, il faut la faire monter, j’installe mon relais, je fait un mouflage avec renvoi, au début ça marche, après j’arrive plus à tirer ça force trop, je change pour la solution grenouille, je me déchire le bassin a chaque fois que je tire mais au moins ça la fait monter, au bout de 20m, un mec arrive au relais et me file un coup de main, à deux ça va beaucoup mieux…

Le temps de faire monter Magalie, le mec sympa qui m’avait envoyé son bout de corde à continué une longueur, et on le voie revenir en disant : « je ne trouve pas la sortie… »

Merde, on est arrivé jusque là, on a plus qu’à passé sur le versant nord, on devrait y arriver, on repart tout les deux pour trouver, on avance, et la, surprise on tombe sur un relais avec Dom & Morgan, Brobro, Marion et Jeannot sont 20m plus bas, ben ça fait plaisir, il n’y a pas que nous qui nous sommes fait chier…

 

Bon après le retour c’est bien terminé, petite descente en rappel, traversé jusqu’au névé, on chausse les crampons (on les a trainés, ce n’est pas pour les laisser dans le sac à dos)

 

Descente au refuge, petite collation, car pour 11h d’escalade on a mangé 3 barres de céréales et bu 2 litres d’eau.

 

1h45 de descente jusqu'à la voiture, départ à 22h, arrivée sur Clermont à 2h du matin après un retour bien éprouvant pour les différents conducteurs.

 

 

VIVE LE TERRAIN D’AVENTURE !!!!!!!!!!!!!!   

 

Jean-Paul

 

 

Après une longue hésitation, dois je y aller ? dois je rester ? Voici l’heure de partir, vendredi 22 juin 2007 et il est exactement 18h15 je pars de chez moi avec un sac à dos qui fait deux fois mon poids ! Je marche et je commence par perdre ma veste, pas grave je la retrouve en rebroussant chemin, vite je vais finir par être en retard chez Morgan !

Bon tout va bien.

 

Allez c’est fois c’est le grand départ ! Oui ce que je n’avais pas dis, c’est juste que depuis mes débuts en escalade c’était une de mes plus grandes attentes ! LA DIBONA !

 

Après 1 heure passée dans Grenoble à chercher l’hôtel, me voilà en train de stresser car mon sac est vraiment trop lourd ! Les gars dirons « oui t’as fais ta fille ! » mais en faite pas du tout, une mauvaise organisation du poids certes mais en aucun cas des trucs de fille dans mon sac ! (à part mon peigne), donc allez on déballe tout ça on regarde ce que l’on peut enlever mais rien, le sac tjs aussi lourd ! Je vais me coucher le stress au ventre ! Toute la nuit j’ai réfléchie à comment allais je faire pour monter au refuge avec ce sac ! ! ! !

Hop ! il est l’heure de partir, petit déj sur le bord de la route après avoir fait les courses de ces messieurs ! ! !, et on s’arrête de nouveau pour des guêtres, vite j’en profite pour m’acheter un sac à dos plus petit, plus confortable, ouf le soulagement, cher mais pratique et confortable !

 

Aller on arrête de faire nos filles et nous voilà sur le parking des Etages ! Montée au refuge d’environ 3 heures 20 car pas habituée au dénivelé ! Hey 1200m dans les dents quand tu ne l’as jamais fais ben des nausées à l’arrivée ! Mais rien à dire cela restait facile… On se rejoint, tiens Bro, Ion et Jeannot, allez une p’tite grimpette histoire de se mettre dedans pour demain et c’est parti !Merde à la redescente dernier rappel j’échappe mon reverso ! ! ! Ca commence bien ! Bon , repas et dodo bien mérité. Très bonne nuit pour moi.

 

Dimanche 6h20, Morgan et dom commencent à se lever, je les suis. Petit déj puis départ ! aille mal au ventre pas très à l’aise, irritée même…et là c’est vraiment parti, on y est !

 

Jean Paul part dans la première longueur de la Madier Face Sud. Je le suis, aille mon sac à dos ! oui encore celui là ! peux pas lever la tête, je ne vois pas ce que je fais, je suis encore froide peut être ! J’arrive au relais, ha ça va mieux…

Bon ok pas super à fond, enfin si mais plutôt envahie par un sentiment étrange que je ne sais définir ! Pas de peur ni d’appréhension mais un truc bizar ! L’inconnu certainement ou les voies non équipées peut être… Allez 2ème puis troisième longueur, cette fois on est dedans et c’est parti ! Jean Paul mène la danse. Aller on passe le tunnel, hier c’était rigolo aujourd’hui avec le sac on rigole moins…. Mais aucun risque montée très protégée, ah, une autre cordée qui pousse derrière moi… Allez on avance, on se perd un peu, après hésitation, Jean Paul se jette à l’eau, il se met au taquet me dit il après avoir passé le pas ! Bon c’est reparti, quelques longueurs tout va bien, je suis complètement sereine. On passe 2, 3 relais un peu douteux mais la confiance reste. Une petite pause en attendant que la cordée devant nous passe… Une longueur très facile, des escaliers nickel ! Mais après ça se complique ! Je ne sais plus dans quel ordre ça c’est passé mais suite de relais foireux, traversée de la mort, pas en quelle cotation ? ? ? une horreur ! « Paolo : je vais tomber ! – Non t’as pas le droit de tomber ici… -  J’suis verte ! » Je ne l’aurai jamais passée sans la trouille aux fesses ! 2 mètres de traversée sans les mains avec la pointe des pieds… Mais ouf je l’ai passée ! On repart et la impossible de monter ! Relais sur un point et un coinceur, il fait un autre relais quelques mètres plus haut sur deux sangles, ça va mieux. Mais aucune sortie possible, je commence à flipper. Un mec à 50m au dessus. Yes on l’appel, il nous entend très mal la peur me fais crier encore plus fort !Il fallait que je le fasse ! Ca m’a soulagée. Il nous jette un brin de sa corde comme nous lui avions demandé, Jean Paul commence de monter, tous va bien, en moule cela semble faisable , mais les choses se compliques, jean Paul prend un premier plomb, à ce moment là nous ne le savions pas mais il y avait se phénomène des abeilles qui les empêchait d’assurer ! Il repart et là se tient à une écaille ; elle tombe et là j’ai peur ! Elle passe très près de moi je l’entends…, ouf à coté qd même ! Après quelques frayeurs il est arrivé.

Voici mon tour, je savais déjà que je ne réussirai pas à grimper ! Le départ se fait sans trop de soucis, Jean Paul désormais en haut m’aide, mais les pas durs sont là, des surplombs, des dalles en dévers enfin du bonheur quoi ! Laurent la tête d’une autre cordée me voit et me parle, il me rassure et me dit « je vais aller l’aider ». Ils se mettent à deux pour me tracter, mais là je commence à me sentir mal ! J’ai l’impression de partir en arrière, je vais tomber dans les pommes ! J’ai une trouille ! Plus de force ! J’installe un système avec deux dégaines sur la corde et mon sac à dos pour me maintenir droite, je lutte mais c’est plus que dur ! Je regarde en l’aire et je ne vois rien sauf ces 30m qui me séparent d’eux ! j’hurle, j’ai tjs peur ! Je les écoutes « aide nous Mag » mais pas moyen, pas assez de forces, et trop loin de la paroie à cause des surplombs, puis dès que je pouvais chopper une prise soit des mains soit des pieds je retrouvais de la force mais sans résultats, ils ont fini par me moufler jusqu’en haut ! Et là je les voyais ! On s’en est sorti ! Yes ! Pierre un des second de Laurent me force à manger mais pas faim et tétanisée ! Ca me fais du bien de les avoir retrouvé. Mais l’aventure n’est pas finie ! Arnaud (le mec qui nous à jeté sa corde) et Paolo partent voir comment sortir de cette aiguille ! Bout de corde pour Caroline (2nd de Arnaud) et idem pour moi ! On entend rien. On enlève le huit et nous voilà parties, Corde tendue ? Relais ? Surprise ! Si les voilà, ils sont au relais ! Yes le dernier ! La dernière cordée nous rejoint départ pour la descente ! Arnaud, caroline, Paolo et moi… encore tétanisée Laurent me rassure d’en haut, arrivée ! Une dernière traversé à faire (non encordée), du gaz ! Nous voilà tous arrivés ! Dom nous attendait ! Arnaud, Caroline, Laurent, Pierre, Lucile, Paolo et moi ! Hop direction le refuge ! On est en vie. Soulagés ! Fatigués !

 

Aujourd’hui heureuse de l’avoir faite, pas de mauvais souvenirs, pas de très bon non plus. Heureuse que tout se soit bien terminé. Contente de l’avoir fait. Mais pas tout à fait prète à repartir.

 

Merci à tous pour cette aventure…

 

Magalie.

 

 

 

Voici le récit promis (pause de midi) :

 

Aiguille Dibona - Madier Est - 300m TD

 

Départ du refuge du Soreiller vers 7h30.

 

Après avoir quitter nos petits camarades au pied de leurs voies respectives, nous nous dirigeons vers le pied de la nôtre.

Et première surprise : le départ de voie est au sommet d'un névé.

Qui plus est, en neige dure et pentue.

 

Et c'est parti pour 15 min à tailler des marches avec le piolet (heureusement qu'on l'avait).

Pendant que je termine, Marion va rechercher mes lunettes de soleil, que j'ai fait tombé.

Mmm, ca commence pas terrible.

 

Première longueur : pas un point, mais c'est plutôt facile. Les fissures sont ouvertes. Pas facile de mettre les coinceurs. Je trouve une plaquette + un becquet pour faire relais.

Le soleil arrive, le rocher se réchauffe. Tout va bien.

2eme longueur : courte, pour rejoindre un vrai relais. Le soleil commence à bien taper. Le moral est au beau fixe.

3eme longueur : on contourne par la gauche une dalle, équipée sur spit, mais qui a l'air difficile.

On arrive au pied de la barrière de surplombs qui traverse la face Est.

4eme longueur : première longueur bien verticale, avec un départ plutôt difficile (V) et un peu humide. Mais il y a qq vieux clous, qui aident bien. On arrive sur la vire inférieure.

Jeannot peine sérieusement à passer. Et avec ça, le ciel se voile.

5eme longueur : facile (II), corde tendue, on atteint la vire Boëll de la face Est. C'est l'heure de la pose : il est déjà 10h30 ! Une pâte de fruit, un coup de flotte et on repart.

 

A partir de maintenant, Morgan et Dom nous suivent dans la voie. La leur s'arrêtait là. Sur le topo, il est bien précisé que l'orientation devient franchement difficile dans la partie supérieure.

Je ne quitte plus le topo des yeux. A chaque relais.

 

6eme longueur : grand dièdre bien vertical en 4+ puis relais pourri (suspendu) sur 2 vieux pitons bien pourris.

7eme longueur : la longueur de la mort ! Toujours dans le même dièdre, ca devient de plus en plus lisse. Impossible de protéger, pas une fissure ! Je me mets la vérole +++++

Comme jamais. J'ai révais d'avoir des pitons et un marteau. Et puis non, impossible de lâcher une main. On dirait du 6a !

A un moment, je regarde mon dernier point : il est à 5 mètres, peut-être plus. Si je tombe, au moins ca dynamisera !!!

 Seul mon pied gauche est bon. J'ai des ragnoles pour les mains. Un instant j'ai cru que j'allais voler et déboutonner toute la longueur. Pourvu que les pitons du relais tiennent !

Finalement, je fais 2-3 pas engagés, pour aller chercher un becquet qui bouge un peu. Ouf !

Autour de Jeannot : grenouille, mouflage, la totale pour le faire passer.

8eme longueur : on reçoit quelques averses de neige. Heureusement, cette longueur est facile, en légère traversée. Et c'est le relais le plus pourri de la voie : juste avec 3 stoppers !

9ème longueur : un coup de neige, un coup de soleil, le moral va et vient avec le temps. On voit certaines cordées qui redescendent (Arête Sud) par peur du mauvaus temps. Cette longueur reste facile. Le moral revient.

10ème longueur : la plus belle - des becquets, des sangles abandonnées, ... on se sent un peu moins perdu. Mais Jeannot souffre. Objectif : diagonale à droite, toujours au plus facile.

11ème longueur : Bout de corde à 3m avant un super relais sur spit - Dommage ! Je fais relais sur une grosse écaille décollée. Personne n'est trop rassuré. En plus, Marion tombe un friend. On regarde l'heure : déjà 15h ! et on dirait qu'il en reste pas mal à grimper.

Et vlà que Dom et Morgan sont coincés : ils ont pris un itinéraire plus à droite que je leur avais conseillé, mais au-dessus, c'est franchement dur. On leur envoie un brin de corde.

12ème longueur : pour éviter une sortie directe qui a l'air dur, je fais une traversée des Dieux, sur 5m, sans rien. Limite mais ca va.

Pour Jeannot, ca va pas trop. Il a beau faire un téléphérique sur la corde à Marion, il se retrouve à penduler dans une dalle vachement dur.

Grenouile, mouflage, ... etc, jusqu'à en avoir des ampoules ! Peut-être 15-20 min pour qu'il passe.

Du coup, ca a mis la pression à Marion, qui se mets aussi la vérole, sans moyen de parer au pendule en cas de chute. Elle porte aussi le sac à dos et commence à bien le sentir.

13ème longueur : Finalement, on monte de 10 mètres et on arrive à un relais de la Face Nord (voie de descente), à 30m du sommet. Hourra !

Seule Marion va au sommet, corde tendue. Avec Jeannot, on connait.

16h.

On mets les basquettes.

 

Descente : en un rappel, on attend la traversée, que l'on fait encordé, en passant la corde derrière les becquets qui se présentent. Puis c'est le névé. Ouf, la neige est bien molle. Ca pose pas de problèmes en basquettes. Jeannot garde le piolet à la main.

Avec Marion, on fait même un peu de ski d'été. Génial !

17h30 : Arrivée au refuge, on mange enfin. On se boit un thé et on range le sac.

18h30 : Les autres ne sont toujours pas là. On décide de partir à 18h45 dernière limite car la route est encore après jusqu'à Clermont.

18h44 : Ouf Morgan arrive. Les autres derrière. Tout le monde est OK.

20h50 : Arrivée à la 405 qui démarre du premier coup, c'est un exploit.

 

Mission accomplie mais on est bien cassé.

 

J'ai presque tout dit (j'en garde un peu ... )

 

Romain