Grimpe dans les Gorges de la Jonte ce week-end, les 15 et 16 octobre 2006.

Pour ce week end:

 

Un départ vendredi soir 21h, rdv habituel à beaumont:

-brobro

-dom

-ivan

-magalie

-david

-j-paul

-anne

-morgan 

 

Un autre départ le samedi:

-marion

-juliette

 

 

le village s'appelle "les vignes" département 48

 

-traverser le village

-passer sur le pont au dessus du Tarn

-à la sortie du village sur la gauche, en monté, il y a des petites maisons qui ressemblent à un village de vacances, c'est la deuxième sur la gauche en face la piscine.

Carte (merci Ivan !)

voila une carte pour faciliter la CO !
je conseille l'arrivée 1
sortie 42, c'est bien plus court
on plonge depuis le plateau sur les Vignes

 

Bonne course d'orientation !

 

J-Paul.


Encore une modification de programme :


En ces jours plutôt courts, et vu le nombre de participants,
on a pensé qu'il était préférable de dormir au
chaud et de manger à la lumière et au chaud (+ convivial)

Nous avons réservé un appartement pour 6 pour le Vendredi + Samedi soir
avec cheminée et lave vaisselle (les petits plus de confort qui font la
différence)
aux Vignes (12 km des falaises). Les apparts sont immenses.


c'est le même que celui où on était avec Nico en mai 2005 :
http://www.ecarnot.net/gal/view_album.php?set_albumName=20050326-Tarn

Ca coûte 120 euros, qu'on divisera en fonction du nombre de nuits que
chacun a passé
si on est 4 vendredi soir et 8 samedi ca fera 10€ par pers/nuit. J'ai
payé à l'avance.

L'avantage d'y dormir le vendredi c'est de pouvoir faire 2 grandes voies
le samedi !!
ca dilate le WE.

 

Ivan 


Ce week-end, c'est sortie JONTE.
Petit topo :
- Météo => Pas de pb, ils annoncent plutôt beau.

- Dom s'occupe de la bouffe => le prévenir de vos petites alergies alimentaires
- Qui veut bien l'aider à faire les courses vendredi soir ? De grâce une fille ! Que l'on ne mange pas que des féculents mais aussi qq légumes.

- Pour les voitures, il semble que David veuille prendre son Wanne. Tu confirmes ? Combien de passagers à bord ?
- Pour le reste, je propose de prendre ma voiture (pour faire dormir le chien)

Liste des participants :
Dom, Jean-Paul, Anne, Morgan, David, Magalie, Brobro, Miss, ... 

Romain


 

Escalade avec une future maman

Auteur: Dom

 

Au départ c’est une voie à la Jonte, un mail pour ma chérie en Argentine.

Puis finalement, ce serra ma première cordée avec une future maman.

 

Dédicace pour les futures mamans courageuses

 

Dernière recommandation de Brobro et d’Ivan :

« C’est du tranquille, mais ne partez pas trop à gauche à la deuxième longueur… »

 

Et nous voilà, Anne et moi sous cette énorme face verticale en plein soleil. C’est déjà ça.

 

Je pars en tête dans du 5c je crois. Je ne suis pas très a l’aise, je flippe déjà ??? La fatigue ?

Je fais l’impasse sur un premier relais qu’à 10 m de haut…

Je continue sur une vire à 45°, gros tirage… ça devient chaud, j’ai déjà plus de dégaine et je ne vois pas le relais…

Relais de fortune sur un point et une longe sur un petit caillou en pointe… le point me regard, faut pas qu’il lâche celui là.

Je fais monter Anne au premier relais (celui de tout a l’heure, c malin ça)

Si elle s’avait qu’elle grimpe sur un point, et une longe !!

 

Je redescends de cinq ou six mètres pour retourner chercher les dégaines…

 

Voila, je suis reparti, cette fois, c’est la bonne …

Je suis déjà à 160 pulsations par minutes… (Donné par ma montre)

La cordée avant nous lance le rappel du 3ème relais, il laisse tomber, « trop dur »

 ho ho !!

 

Je ne suis pas bien, je passe une arrête, je ne vois plus Anne, je monte lentement, du gros gros gaz, en permanence le cul dans le vide, mais toujours des bonnes prises.

Je n’arrive pas à me calmer, je flippe.

Objectif ne pas se faire embarquer trop à gauche, je jette un coup d’œil, c bon, c’est la bonne voie, mais j’ai du mal à voir les points, je ne suis vraiment pas lucide…

Je continue, toujours des bonnes prises… mais si je tombe…

Je regard mon chemin, non de dieux, mais qu’es ce qui c passé, je suis trop a gauche…

Il faut que je bascule sur ma droite, 180ppm,  2 mètres au dessus de la dégaine, je suis en grand écart, deux pauvre petites prise en pince et il faut que je ramène mon pied gauche…

 J’ai la dégaine dans mon dos, si je tombe …

Je me lance,

Non, mon pied gauche refuse de lâcher prise, la montre sonne, je suis au delà de 189ppm. J’hésite, tant pi… je me lance, je ramène ma jambe, je tiens les prise comme je peu, mon corps se déporte sur la droite, je suis entrain de lâcher, je fais la porte, la montre gueule… pourquoi mes doigts on tenu ?? Je n’ai pas lâché, je tiens ouffffffffffffffff,

Passé,

200 ppm, mon record… je flippe trop je continu, je passe un point sans le voir, je dois faire une traversée en plein vide, j’ai les jambes qui tremble, Anne ose demander si ça va, elle ne me voyait pas depuis un sacrée moment, j’attrape le relais, je lui répond enfin : VACHER !!!

Pfouuuuu,

Anne me rejoint, assez facilement, elle m’annonce que c’était du 6a et quelle à bien aimé (GREEEEEE).

 Par contre elle comprend pas pourquoi j’ai sauté un point (no comment !!!)

 

Nous levons la tête et il nous reste beaucoup de chemin, encore un 6a.

Anne ne veut pas le faire en tête, fou la lourde celle là !!!, tant pis, je continu…

 

3 premières dégaines, le moral revient, j’ai plus de force mais je passe des jolies mouves, j’attaque le déversant.

 

Ouf, le premier pas se passe bien.

 

NOTA : C’est terrible, le pas difficile est toujours 2 mètres au dessus de point ????? 

 

Le deuxième pas. Je me lance après un peu de repos.

Un bac a droite, pas de pied… je me lève, une petite prise à gauche, je monte encore… ho, ho la montre sonne de nouveau, le demi tour est impossible, je veux lâcher mais j’ai trop peur de prendre un plomb à 100 mètres du vide, je cris à Anne que je vais tombé, elle m’encourage, ça me motive, ma main gauche tient encore, je n’ai plus de force, je tente le mouve quand même, je ne peu pas faire autrement, je tire sur ma gauche… un cric grave sort du fond de la gorge, je tombe, je vole en regardant en dessous pour negotier l’atterrissage, je passe mon point, ça va vite, la corde se tend pas… ahhhhhhhhhhhh , ça va trop vite.

 Plaqué sur la parois 5 mètres sous mon pas difficile, la montre ne sonne plus, elle à beugger, non de dieux nous sommes même pas à la moitié.

 

Un peu de repos et je repars, par miracle je pose la dégaine au point de chute, suivis de 5 autre pour me vacher dessus, je passe le point ainsi… ah, ça !!  On fait ce qu’on peu…

 

Autre gros pas. Un gros bac pour mes deux main l’une à coté de l’autre, du dynamique pour attraper un gros bac main gauche et se lever pour clipper, mais le problème je suis déjà à 2 mètres de mon dernier point, je flippe trop, j’arrête l’alarme de ma montre, je suis au delà de 185ppm, je dit à Anne que je laisse tomber, elle m’encourage en me disant qu’elle t’enverra un mail pour te dire à quel point ton homme est courageux (« …et beauuuuuu !!! »

Tu sais comme dans la chanson : « t’é beau parcque tu es courageux !!! »).

 

 Il n’en faut pas plus, une grosse bouffé d’oxygène, je me lance, je ne respire même pas, j’enchaîne, je me lève et je clip, encore une traversé à droite très très fin, putain, nonnnnnnnn, c’est pas le sommet, il y a un relais à un mètre de moi, et encore 15 mètres a monter, je vois la fin de la falaise, lisse, vertical et une réchappe sur le dernier point avec une petite longe qui semble être là depuis des année,.

 

« M’enfous, Anne, tu finiras la voie moi je ne peu plus… »

 

Anne me rejoint.

Enfin, je tire Anne vers moi sur les 4 dernières dégaines. Elle n’en peu plus, 120 m sous nous.

Encore un pas à deux bals sent doute sous cette putain de longe.

Pfouuuu, je me lance, Anne ne veut toujours.  « Mais pourquoi elle ne veut pas y allez ??? Comment ça trop fatigué ??? Et moi alors !!!! »

 

Chaque mouvement est un supplice, je n’ai plus de force, même cette putain de longe ne va pas m’aider, je suis trop à gauche, je clip du bout du bras, je sort, le soleil se couche, les corbeaux aussi, une plate forme de 50 m2 de verdure, je t’aime mon amour, je pense à toi, c’est à cause de toi que je flippe autant, je ne veux pas te perdre, YESSSSSSSS ! J’y suis

Un gros exploit je trouve, c’est magnifique, les pierres on changé de couleur avec le soleil.

C booooooo, parce que je suis courageuuuuuuuuuuuuu !!!

Anne monte, je l’oblige à prendre 5 minute pour regarder autour de nous, le soleil à presque disparu, il est presque 20 h je pense. Quelques photos. Je lui montre par où nous allons descendre :

Une grosse branche sur un arbre à 10 centimètres du vide, 4 ou 5 bout de corde et un anneau.

On passe le rappel, 20 mètres, tout va bien, d escalade, puis de nouveau un rappel dans les fientes des corbeaux et autre… la terre ferme, il fait noir, nous récupérons nos sac…

Cool, j’ai ma frontale

 

Nous sommes sacrément seuls. Retour au voiture, ou plutôt à la route à une demi heure en contre bas,  nous sommes trop à gauche, ça galère, on n’y voit rien, oufffff, la route, a bas non, un trou de 3 mètres face à nous, tant pis, trop fatigué, on descend quand même, putain le route, il est 21h, nous sommes sauvé !!!!!

 

 

 

Et dire que c’est un loisir. Vive la grimpe et bravo à notre future maman !!

 

Dom